Cette tour est devenue l’un des monuments les plus visités d’Europe. Aujourd’hui, ses proportions sont les suivantes :
Composition : 18 038 pièces métalliques, 2 500 000 rivets
Poids de la charpente métallique : 7 300 tonnes
Poids total : 10 100 tonnes
Hauteur : 324 m (hauteur avec antenne)
Coordonnées géographiques : Latitude : 48º 51' 32" Nord, Longitude : 002º 17' 45" Est
Nombre de marches : 1665
Les visiteurs peuvent faire l'ascension de la Tour Eiffel par les escaliers ou par des ascenseurs.
Les escaliers ouverts au public montent jusqu'au 2e étage (115 m).
Il subsiste deux restaurants : Altitude 95 et Le Jules Verne. Le premier étage a été transformé en un immense espace de distraction ou de multiples animations sont organisées.
La tour Eiffel porte le nom de l’ingénieur Gustave Eiffel, qui en fut l’un des concepteurs.
Les ingénieurs Nouguier et Kœchlin de la société Eiffel conçurent la tour pour le concours ouvert par le ministre du Commerce et de l’Industrie Lockroy à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, qui prévoyait le projet d’une tour haute de 300 m sur une base de 125 m. Le projet Eiffel fut retenu parmi 700 concurrents.
Initialement haute de 312,27 m avec le drapeau, puis de 320,75 m après la construction de l’antenne du poste émetteur de télévision en 1957, actuellement 317,96 m, elle fut construite sur la partie du Champ-de-Mars qui borde la Seine, face au palais du Trocadéro, construit également pour l’Exposition universelle.
Elle devait par ailleurs être détruite à l’expiration de la concession (1909) et fut sauvée grâce à sa reconversion dans le domaine militaire, puis par l’installation d’un radio émetteur civil.
Au moment de sa construction de violentes protestations émanèrent de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Dumas fils, Huysmans, Maupassant, Coppée, Sully Prudhomme, Charles Garnier, Gounod, etc.
Certains d’entre eux firent plus tard amende honorable. Coppée sera lyrique au sujet de la tour. Dès 1889, Sully Prudhomme dit tout le bien qu’il en pense. Elle inspire à Gounod lui-même un petit « concerto dans les nuages ».
Depuis, la tour Eiffel s’est incorporée à la physionomie de Paris. Par un juste retour des choses, les poètes (Apollinaire, Fargue, Cocteau, etc.) et les peintres du XXème siècle, ces derniers surtout, ont su voir ce que cette construction unique apportait de nouveau : non pas tant Pissarro ou Utrillo, ni même Van Dongen, qui ne la peignent que parce qu’ils peignent Paris, mais surtout Delaunay, dont les théories en peinture, de même que celles de Pevsner, sont liées à une vision « dynamique » de la tour.


